Chapitre 78

La nuit était tombée. Je ne parvenais pas à trouver le sommeil malgré la fatigue. Un vent glacial soufflait entre les branches des arbres en faisant bruisser les feuilles, des grillons chantaient et, parfois, je croyais entendre comme un hululement au loin. Tout semblait paisible. Le ciel dégagé laissait entrevoir les étoiles par des trous dans la canopée. Un peu plus tard dans la nuit, la silhouette meurtrie de Freyr se leva à l’horizon. Freyr la balafrée, la lune détruite par le météore qui avait frôlé Rhéïa. Etait-ce vraiment arrivé ainsi ? Cela s’était-il seulement produit ?

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Chapitre 77

Au bout d’une semaine, je me sentais un peu mieux préparée à quitter le confort de mon abri et d’affronter l’inconnu. J’avais mis ce temps à profit pour me constituer quelques réserves de nourriture, principalement du poisson et du gibier fumés. En effet, j’étais parvenue, non sans mal, à faire quelques prises avec des collets. J’avais ainsi attrapé des sortes de lapins et autres petits rongeurs. Rien de très impressionnant, mais c’était déjà bien. Zoé m’avait aidée à comprendre comment dépecer et tanner la peau par fumage. Pour ne tannage avec la fumée, ça allait, mais pour ce qui était du dépeçage, j’avais encore beaucoup à apprendre pour ne pas déchirer les peaux. Continuer la lecture

Chapitre 76

Il était temps de se remuer. Je devais trouver au plus vite de quoi m’abriter, me nourrir et me vêtir. En d’autres circonstances, j’aurai été mal partie, mais j’avais un atout que d’autres n’avaient pas : une IA au poignet. Zoé m’orientait en me disant quoi faire pour survivre aux premières heures avant la tombée de la nuit. J’avais d’abord dû trouver une pierre spécifique et la briser pour n’en conserver qu’une partie tranchante. Cela me servirait de base pour couper un morceau de bois qui me servirait de manche. Des roseaux tressés feraient une corde de fortune. Avec tout cela, j’avais fabriqué une hache de pierre. Elle n’était pas très solide, mais cela ferait l’affaire pour commencer.

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Chapitre 75

J’avais difficilement escaladé la paroi afin de rejoindre Luciole. L’ouverture était étroite, mais, comme je m’étais assez amaigrie, je parvins à me hisser pour me retrouver sur le rebord d’une cheminée naturelle qui ne devait pas faire plus d’un mètre de diamètre. En regardant vers le haut, je vis Luciole monter comme s’il était porté par le courant d’air, mais je ne pouvais pas distinguer la sortie. Soit celle-ci était hors de vue, soit il faisait nuit noire dehors. Continuer la lecture