Chapitre 73

Lorsque je rouvris les yeux, je me trouvais sur un promontoire rocheux. La vue devant moi offrait un panorama dégagé sur l’océan situé en contrebas, à une cinquantaine de mètres de dénivelé. J’eus beaucoup de mal à interpréter ce que je voyais tant le paysage que je connaissais avait changé. Il n’y avait plus aucune trace de l’Hermès nulle part, des îles volcaniques encore fumantes étaient sorties des eaux agitées, même les forêts avaient été bouleversées. Continuer la lecture

Chapitre 72

Je m’approchais d’un pas tranquille afin de prendre le temps d’observer mon nouvel environnement. L’épave du vaisseau avait pris des airs de barre d’immeuble de cité HLM vétuste. Des ouvertures avaient été découpées dans la coque extérieure et faisaient office de fenêtres ou de balcons. Ici, du linge séchait, là, c’était du poisson. Les gens que je croisais me saluaient avec un grand sourire, un signe de la main, et me félicitaient pour mes prises, les poissons enfilés sur ma tige de bois.

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Chapitre 71

Freyr était fendue en deux dans le sens de la hauteur et plusieurs portions avaient disparues au niveau du point d’impact, dans les environs du pôle Sud. Une énorme partie en forme de pointe était manquante. Des esquilles plus petites flottaient dans l’espace, plus ou moins proche de la plaie béante de l’astre. Le tout semblait vouloir conserver une cohésion relative et rester en orbite. Comme si la lune essayait de rassembler ses morceaux. Continuer la lecture

Chapitre 70

La semaine avait ressemblé à une lune de miel sous les tropiques durant laquelle le sommeil semblait n’être qu’une étape obligée pour reprendre des forces avant de nouveaux ébats débridés. Thomas était passé, inquiet de ne pas avoir de nouvelles depuis plusieurs jours, mais les bruits provenant de la maison l’avaient en quelque sorte rassuré quant à notre état de santé, car, selon toute vraisemblance, nous étions en pleine forme. Il était reparti, sans oser frapper pour ne pas déranger, et n’était revenu que le lendemain en fin de matinée. N’entendant aucun son suspect, il se décida à se manifester. J’ouvris la porte, enroulée dans le drap froissé, les cheveux en bataille et pas encore bien réveillés.

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